Pluies et études

Il a été vu dans la fiche [Pluies et modèle] que l’on pouvait positionner la pluie dans 4 classes dont la dernière [10 et plus] ne possédait pas de borne supérieure.

On peut aussi écrire :

  • Environ 95 % des pluies se situent dans les classes [0 – 10]
  • Et 5 % dans la classe [10 et +]

Le problème consiste à définir la valeur A, ou seuil qui présente le minimum d’impact, ce qui implique qu’il faille élargir le champ des études par deux types de définition de classe [10 mm, A] et [10 mm, A + ΔA]

On peut reprendre l’exemple de la fiche 1

pluies_etudes_1

Nota : il ne faut pas oublier que l’échelle d’études est celle de la parcelle. La notion de Δ_Impact induit deux termes :

  • Δ_Impact extérieur à la parcelle que l’on peut traduire en valeur de rejet S * ΔA /ΔT
  • Δ_Impact intérieur à la parcelle, inondation par débordement du stockage. 

 

Cette définition implique la détermination de la valeur ΔA/ ΔT exprimée en mm/mn. On s’attachera à rechercher une valeur maximale ΔA, soit à étudier des pluies de type « centennale » pour l’impact extérieur. Il est à noter que la norme EN 12 056 évoque des pluies « presque » équivalentes.

La représentation physique de ΔA /ΔT peut être approchée par les tangentes aux points P et Q. On remarque immédiatement que l’impact extérieur est beaucoup plus important en P qu’en Q, et que l’impact extérieur peut être qualifié d’identique aux points Q et R.

 

On peut conclure que le point Q pourrait correspondre au seuil recherché sous réserves d’étudier les autres surfaces du bassin élémentaire et de vérifier que le terme S * ΔA / ΔT soit inférieur à la capacité hydraulique de la canalisation du domaine « extérieur » diminué des valeurs de rejets des autres surfaces du bassin élémentaire. Ces études ne sont pas menées par le milieu extérieur.

Nota : la tangente représente plus exactement ΔA / ΔT² et non ΔA / ΔT quand ΔT tend vers 0. La courbe de tendance d’Im est plus exactement un « fuseau », ce qui induit que le calcul ne doit pas être considéré comme un objectif, mais un moyen d’obtenir une évaluation des impacts, impacts qui doivent être analysés en intégrant les conséquences des erreurs de calcul, d’hypothèses, et d’un « éventuel changement climatique ».

 

 

On notera que cette procédure est synonyme d’économie par rapport aux actions usuelles. Le problème n’est pas uniquement technique mais aussi culturel, situation qui date de plusieurs décennies.

 

[De plus, en face de certains auditeurs, lors même que nous posséderions la science la plus précise, il ne serait pas facile de communiquer la persuasion par nos paroles à l’aide de cette science – Aristote de la Rhétorique]