Cette norme concerne l’évacuation de la pluie pour les toitures classiques
On peut donc écrire l’équation de continuité avec les principes retenus par la norme :
- α = β = 0
- Q = S * I
- Avec I déterminé pour Δt faible et tendant vers 0
Il est supposé que le volume de pluie collecté par la surface S de couverture pendant ΔT est intégralement et immédiatement transmis au chéneau
On fixe la valeur de I à 3 mm/mn
Le chéneau devient alors un réservoir associé à la couverture
La norme stipule les modalités de détermination des dimensions du réservoir et des sécurités associées.
Le chéneau est un réservoir et on détermine le débit de trop plein.
On applique alors la formule du déversoir d’orage à crête large dont la longueur est celle du chéneau
Q = 0.385 * Ω * √ 2gh
Avec Ω = h * L et h hauteur d’eau contenue dans le chéneau (>= 50 mm)
Le débit de la descente d’eau est calculé en partie haute à partir du périmètre de la canalisation et non de la section.
Nous sommes dans le cas d’un écoulement non continu en présence d’air.
On ne peut pas appliquer l’équation de Bernoulli.
La norme mentionne trois aspects pour le collecteur horizontal :
- Choix d’un diamètre égal à celui de la descente d’eau
- Définition des formules à appliquer pour la détermination de la pente
- Valeur du coefficient de remplissage pour tenir compte des sécurités prises en compte au niveau du chéneau.
Il existe aussi des tableaux pour les pentes usuelles à appliquer pour les petits projets qui ne demandent pas l’établissement d’une note de calcul.
Les petites surfaces de couverture ne posent pas de problèmes. Ces derniers explosent pour les grandes surfaces de couvertures qui présentent alors un autre type de descente d’eau : celles de type siphoniques où la démarche consiste à réserver la section au transport de l’eau et à supprimer la présence de l’air.
Cette application va conduire à des vitesses du flux très élevées au pied de la descente d’eau (de l’ordre de 4 m/s)
On retrouve cette application au niveau des bâtiments logistiques, avec une problématique infinie : celle de la détermination du réseau extérieur.
Ce type de descente d’eau induit un rejet dans un réseau extérieur au bâtiment
Il n’existe pas de modèles permettant la détermination de « l’extérieur »
La norme de s’occupe pas de l’extérieur
Les canalisations extérieures supposent un écoulement à l’air libre
Il est demandé que la vitesse d’écoulement soit de l’ordre de 1 m/s
Les écoulements sont incompatibles entre eux.
On assiste aussi à des projets de forme circulaire ou elliptique qui agissent alors comme une « parabole » avec des effets de concentration du flux en un point central de faibles dimensions.
On retrouve cette application au niveau des centres commerciaux.
Il n’existe pas de modèles permettant la détermination de « l’extérieur »
La forme de l’extérieur conduit à considérer ce dernier comme « intérieur »
L’extérieur doit donc être déterminé selon la norme
La norme demande des sécurités de par la notion de trop plein.
Ce type de conception SUPPRIME le trop plein
Le sujet fondamental consiste alors à retrouver une possibilité de trop plein.
La norme précise le champ d’application : toiture classique à pente non nulle
La norme précise les hypothèses : aucun stockage sur ce type de couverture
Il est évident que la norme ne s’applique pas aux toitures terrasses à pente nulle.
Tout calcul de débit d’une toiture terrasse à pente nulle à partir de la formule de la présente norme est FAUX.



